Terres agricoles en danger…
January 3, 2011 in Grand Pressigny Tags: Daniel Tremblais
Tous les 10 ans, l’équivalent d’un département de la taille de la Seine-et-Marne, de la Manche ou encore de la Charente est ainsi totalement urbanisé. En Indre-et-Loire, ce sont en moyenne 700 hectares qui disparaissent chaque année au profit de l’artificialisation. Soit l’équivalent d’une commune tous les trois ans. Les candidats aux cantonales doivent dirent quelle est leur vision à long terme sur le sujet.
De nos jours, on construit moins de cathédrales, mais des tours, des ponts, des lotissements, toutes sortes d’ouvrages d’art. L’époque de Vinci et de Bouygues, d’Eiffage, culmine avec le Pont de Millau. Symbole de l’apogée du béton. Or il est temps à présent d’avoir une vision nouvelle. Une meilleure répartition de la production et de la population, basée sur le circuit court et d’autres types de matériaux et d’énergies. C’est indispensable et c’est le grand chantier social, économique et culturel à mettre en œuvre.
Un bon sujet pour nos candidats aux cantonales. Un article est paru dans la Renaissance Lochoise sur l’expansion monstrueuse du mode urbain, qui devrait nous mettre en alerte, nous sortir de notre léthargie. Le GP.COM serait heureux de voir nos élus plancher et publiquement s’exprimer sur les questions agricoles soulevées dans cet article (il suffit de nous écrire).
Le GP.COM a aussi souhaité les voir aussi s’exprimer sur les question culturelles. Notamment la Gare du Sud. Les élus de l’opposition du Grand Pressigny répondent présent à l’appel.
Jean-Philippe Quinery, journaliste de la Renaissance Lochoise a recueilli les propos de Nicolas Veauvy, président du syndicat départemental de la propriété privée rurale (SDPPR37) et Élie Barbereau, responsable départemental des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer 37).
Il conclut ainsi sont article: 66 000 hectares pris chaque année en France à l’agriculture au profit de l’urbanisation: ce chiffre pourrait laisser de marbre si l’humanité avait les moyens de faire face à ses besoins alimentaires. Or nous en sommes loin. Face à ce défi qui consiste à nourrir la planète, la protection des terres agricole constitue aujourd’hui une question stratégique, pour ne pas dire cruciale. Nous partageons l’inquiétude du journaliste. En ajoutant qu’il ne s’agit pas seulement de préserver la quantité de production alimentaire, mais l’espace, le cadre de vie et l’humanité. C’est pourquoi nous voyons très mal comment un élu pourrait mériter son élection sans avoir débattu ce point de façon consistante et approfondie.
Daniel Tremblais ne semble pas devoir aborder ces points dans son programme de campagne. Le fera-il lors des réunions dont il a affiché les horaires sur son blog. (VOIR LES REUNIONS).
Nous ne manquerons pas de vous faire connaître le point de vue de Bernard Jacob, maire de Vicq-sur-Gartempe, canton de Pleumartin, aurait plus de chance d’être intéressé par les questions rurales. Nos élus ont tendances à être des gens formés par et pour la ville. Alan Poquet et son compère François Nicolas Joannès (du Grand Pressigny) m’ont fait payé très cher cette idée exprimé sur le Bondy Blog en 2008. Je l’assume. Et, compte tenu des procès que j’ai encouru, je leur réclamerai la marchandise.
La Fédération nationale de la propriété privée rurale (FNPPR) qui revendique 82 syndicats départementaux et 60 000 adhérents sonne l’alarme contre le gaspillage des terres agricoles: chaque année 66 000 hectares de terres agricoles sont convertis en zones commerciales, infrastructures routières, lotissements… dont 35 000 hectares de terres arables. Au rythme actuel, la surface artificialisée en 2050 pourrait atteindre 1 000 m2 par habitant, contre 764 m2 aujourd’hui.
Loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche (LMAP)
L’Observatoire de la consommation agricole a été voulue par la LMAP. Instauration d’une taxe sur la vente de terrains nus devenus constructibles ne pourrait être qu’un impôt supplémentaire au bénéfice de l’État. On a quasiment doublé, il y a trois ans, l’indemnité versée au fermier pour ses parcelles transformées en lotissement 6 000 euros l’hectare.
Une sensibilisation des élus ruraux qui ont des velléités de lotissements ou de zone d’activité artisanale ou commerciale? Une consommation raisonnée et réfléchies des terres?
Sur un siècle, le domaine forestier a beaucoup repris sur les terres agricoles. Pour des raisons fiscales liées aux successions ou bien encore pour s’assurer une retraite décente, certains propriétaires ont opté pour un reboisement forestier à très courte rotation et à pousse rapide de façon à faire du copeau-bois. Les propriétaires vendent leurs terres ou sont amenés à les transformer parce que le fermage est cher et le rendement et le retour sur investissement très faibles. La France est devenue la championne européenne du gaspillage.
Sources Renaissance Lochoise, Centre de Cri
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February 24th, 2011 at 06:10
Le Salon de l’Agriculture : avec ses opulentes Normandes, ses blondes encornées d’Aquitaine et ses brunes des Alpes couronnées, et la visite tant attendue de l’Ex, qui va leur flatter les pis d’une main distraite, se remémorant maints autres, pétris, dans le cheptel indénombrable des peau-de-vaches que la Grande Biroute a honoré rue du Faubourg-Saint-Honoré.
Ce salon où l’on flatte est la galerie sylvicole qui masque la forêt du désastre.
Ce folklore rituel, rudement rustique, odoriférant et coloré, contribue à la perpétuation d’un Mythe.
Légende des terroirs qui masque l’atroce réalité.
La réalité du génocide paysan.
Gérard Schivardi, maire de Meilhac, dans une conférence de presse au salon de l’Agriculture: «Il n’y a pas d’autre issue que la sortie de l’Union Européenne si l’on veut sauver l’agriculture.»