Paysages Nocturnes au Grand Pressigny en Touraine du Sud
July 4, 2010 in Grand Pressigny Tags: Alan Poquet, José Manuel Cano Lopez, Lauriane Renaud
PAYSAGES NOCTURNES
PROGRAMME OFFICIEL
Depuis plus de dix ans au mois de juillet, la magie du théâtre fait vibrer à l’unisson acteurs et spectateurs, grâce au travail de la Compagnie José Manuel Cano Lopez, co-organisatrice des Paysages Nocturnes et de l’association Côté Jardin. Une association qui a franchi une nouvelle étape en 2010 avec de nombreuses actions: poursuite judiciaire d’un blogueur, récupération des enfants de l’école primaire à des fins démagogiques, un psychodrame sur ses propres démons («En attendant la gare du sud»), un atelier permanent de pratiques théâtrales au Grand-Pressigny dont on a très peu entendu parlé et la totale démission des membres de l’association par rapport aux actions de leur dirigeant Alan Poquet, surnommé le Général. De quoi garantir au public une 12e édition dès plus sérieuse. Au programme donc, du 19 juillet au 1er août au Grand-Pressigny, des ciné-concerts, des apéros-vidéos, des concerts, des lectures théâtralisées, des projections de courts-métrages et plusieurs créations théâtrales. Le tout grâce à cent acteurs amateurs du Grand-Pressigny, de la Touraine du Sud, de la Région Centre et de toute la France. ATTENTION, ce spectacle est la propriété intellectuelle du Général Alan Poquet.
Du 19 juillet au 1er août, au Grand-Pressigny. Tarifs : 4 € à 18 €. Renseignements au 02.47.38.29.29.
Depuis dix ans, le village du Grand-Pressigny (et ses mille cent habitants) vit une aventure artistique exceptionnelle, l‘Anti-festival des Paysages Nocturnes, qui s’inscrit dans les rêves des précurseurs de la décentralisation théâtrale. Cela veut dire que l’Anti-festival des Paysages Nocturnes, événement théâtral et culturel, n’a plus seulement lieu au Grand Pressigny, mais dans le canton du Grand Pressigny. Ce qui constitue effectivement une avancée formidable et une petite révolution dans le domaine de l’Art contemporain et aura probablement de lourde conséquence sur le climat en Touraine du Sud.
Tous les étés, deux cents habitants du village et de nombreuses autres communes de la Touraine du Sud, se rassemblent autour d’un projet artistique nouveau. Cependant, attention de ne pas déplaire au président de l’association Côté Jardin, qui organise l’Anti-festival, et à José Manuel Cano Lopez le seul artiste habilité à en prendre la direction artistique. Vous serez aussitôt soupçonné d’être un ennemi, on vous attaquera et si vous n’êtes pas un puissant, on vous reprochera de vous défendre.
L’Anti-festival est la propriété du maire, qui est membre de l’association, de l’assureur, Monsieur Paquet, qui en est le trésorier, de l’institutrice, directrice de l’école, Béatrice Vernudachi, de la femme du maire, et une séquelle d’autres personnalités. Le président du tribunal de Tours a lui-même confirmé que je dis la vérité, puisqu’il m’a condamné pour avoir violé la vie privé des membres de l’association en publiant des photos prises pendant le festival et en exprimant mes idées de villageois sur ce sujet. Au moins la justice ne nous cherchera pas querelle sur ce point.
Chaque jour ce même blog est suivi à la loupe par les avocats de l’association, prêt à bondir. A Côté Jardin, on ne rigole pas avec la dérision, sauf si elle est académique. C’est d’ailleurs ce qui permet à José Manuel Cano Lopez de vendre ses vessies scolaires pour des lanternes spirituelles.
Encadrés par l’équipe artistique professionnelle de la Compagnie José Manuel Cano Lopez et les membres bénévoles de l’association pressignoise «Côté Jardin», les habitants qui ne sont pas contents n’ont qu’à bien se tenir et avaler de gré ou de force la passion, la générosité, le partage, le coeur, et tous les autres compliments que les organisateurs de ce projet artistique décentralisé ne cessent de s’adresser à eux-mêmes.
La Cité du Grand Pressigny retrouve ainsi le sens premier du théâtre: chaque année à la même heure, comme un réflexe pavlovien. Pendant tout le mois de juillet, le village vit au rythme des répétitions qui sont, toutes, ouvertes au public et fermées à la liberté d’expression. De dix heures du matin à minuit, les différents lieux de répétition vibrent à l’unisson: une recherche partagée par tous et surtout par José Manuel Cano Lopez et ses sbires, dont certains, comme Lauriane Renaud, ont atteint des sommets dans l’art de faire atteindre à leur docilité scolaire la soumission aux clichés provinciaux les plus éculés.
Un mois d’une recherche théâtrale exigeante, donc, et éprouvante pour ceux qui n’ont pas leur mot à dire: la vacuité des analyses dramaturgiques rivalisant avec la multiplication des clichés d’arrière-garde, les répétitions d’estivant souvent vite relayées par la soif des acteurs la nuit venue, le travail, amateur jusqu’au bout.
Mais surtout plaisir du jeu, et narcissisme habituel des amateurs.
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