Le psychodrame des adhérents de Côté Jardin
July 27, 2010 in Grand Pressigny Tags: Alan Poquet, François Nicolas Joannès, Gérard Hénault, José Manuel Cano Lopez
De Pinget à Beckett pour se moquer de qui?
Les adhérents de Côté Jardin vont jouer cette année un psychodrame sur ce projet de théâtre que la Nouvelle République nous annonçait depuis des lustres: la Gare du Sud. Sur le programme de l’édition 2012 du festival des Paysages Nocturnes (Lire le programme), il suffit de changer les noms fictifs du résumé de la pièce L’inauguration de la Gare du Nord et de les remplacer par les vrais. Voici le résultat que l’on obtient:
Le Petit village du Grand Pressigny fête en grande pompe l’inauguration de son nouveau théâtre: la gare du Sud. Tous les habitants, unis dans une passion et un amour communs en rêvaient depuis des années. Ils sont venus, ils sont tous là, elle… va être inaugurée la Gare du Sud.
Seul manque à l’appel Alan Poquet, Président médecin, en cure thermale… Côté Jardin, l’association de théâtre amateur du Grand Pressigny est chargée du spectacle inaugural et des discours. Malheureusement, les acteurs ont égaré le discours du Président médecin qui doit démarrer la soirée. Ils improvisent des chants, des danses, des scènes tout en cherchant le fameux discours perdu.
En attendant la Gare du Nord – Pièce thérapeutique
C’est vrai que tous les habitants en rêvaient de ce théâtre, mais pas forcément comme ça. Et pour ceux qui n’en rêvaient pas, ils n’ont qu’à se dire que non, décidément, les adhérents de Côté Jardin ne se payent pas leur tête, ils pensent vraiment ce qu’ils disent.
Tout ce que les habitants du Grand Pressigny ont en commun, c’est un drame, l’assassinat de la démocratie.
L’inauguration de la gare du Nord est une allusion à l’Hypothèse, la pièce de Pinget dont Cano Lopez veut nous faire la parodie: dans cette pièce, le personnage cherche l’auteur d’un manuscrit qu’il aurait perdu au fond d’un puits. Dans un sens évidemment, on pourrait dire que les adhérents de Côté Jardin sont eux aussi à la recherche de l’auteur de leur propre texte, puisqu’ils cherchent le discours d’Alan Poquet. Seulement, je crois surtout qu’ils sont à la recherche de l’auteur de leurs actes. Je m’explique.
Il est vrai qu’en réalité, c’est bien le Président médecin Alan Poquet qui agit à leur place et en leur nom en faisant condamner un blogueur en justice. C’est ce même Président qui réclame à ce blogueur 120000 euros au nom de la propriété intellectuelle de leur travail d’amateur. Ce même Président, loin d’être en cure, fait à lui seul le travail du maire, des adjoints et des conseillers municipaux. Seul le Cantonnier Général Hénault a osé lui tenir tête, récemment, en refusant la subvention de la Communauté de commune. Mais le Cantonnier ose à peine se l’avouer.
Tous ceux qui se souviennent de ce qu’Alan Poquet et son bras armé culturel, José Manuel Cano Lopez, ont dit et fait dire en leur nom, préfèrent aujourd’hui avoir égaré le manuscrit sous la commode. Ce que finalement, je peux comprendre. Mais à ce petit jeu, je doute qu’il y ait assez dans l’association d’un médecin et d’un pharmacien pour réparer le mal qui doit se propager dans l’âme des adhérents de Côté Jardin. Et l’année prochaine, si le psychodrame ne suffit pas, Alan Poquet enverra peut-être tout les adhérents, cette fois, en cure thermale. Pour de vrai.
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